Horizons de vies

2005–2022 · ou l'art de discourir

35,00 €

Le plaisir d'écrire un discours en se réjouissant à l'avance de le prononcer devant une assemblée attentive : faire revivre par le texte et le verbe les moments qui ont marqué une vie, et les partager à nouveau.

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Le livre

Format
Broché, 14,7 × 20,9 cm
Nombre de pages
498
Poids
0,926 kg
Feuilleter
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Présentation

Le plaisir d'écrire un discours en se réjouissant à l'avance de le prononcer devant une assemblée attentive donne une idée précise de l'objectif de cet ouvrage introspectif. Faire revivre par le texte et le verbe des moments et des évènements clés qui ont marqué la vie de l'auteur ou de son entourage, c'est l'assurance de préserver une mémoire et de la partager à nouveau avec les intéressés.

Que s'est-il passé dans la tête du discoureur pour se lancer dans cette rétrospective ? Comment peut-il encore penser que la saveur de ses textes, à relire en différé, aura toujours ce goût de revenez-y qu'on se plaît à lui vanter ? Faut-il y voir une fuite en avant pompeuse et aguicheuse ou alors tout simplement charmeuse et audacieuse ? Pourquoi Claude refuse-t-il de ranger au placard tous ces textes du passé, se persuadant au contraire de réveiller les consciences endormies sur papier d'auteur ?

Toutes ces questions posées à vous, amis lecteurs et amies lectrices, seront vite levées. Il vous suffit de cheminer par ordre ou intérêt parmi ces récits tour à tour amusants, captivants, percutants, envoûtants, euphorisants et somme toute réconfortants pour l'âme et l'esprit, par la légèreté du ton et le sens de l'exagération.

Extrait choisi

p. 408 — Édito 35 de la saga du Covid : « Déconfinement de conditionnement »

En ce temps-là, Emmanuel le prédicateur de bonne foi disait à ses disciples de se montrer patients et disciplinés pour lutter activement contre la pandémie. S'il ne fût pas entendu comme un prophète en catéchisation, il est certain qu'il ne fût pas plus suivi comme le messie en éradication. En cette fin octobre, soit 227 jours précisément après l'annonce en France du passage au stade 3 de l'épidémie, la parole du Dieu Elyséen de 2017 qui devait accomplir des miracles, guérir son peuple de toutes les maladies de ce siècle et répandre le bien-être dans tous les foyers français n'a pas trouvé les échos attendus. Si j'en juge par le Canard du même nom, la cote de confiance du Président Macron au 9 octobre (date à laquelle j'écris son nom) auprès des Français est de 32%, soit son plus bas niveau depuis la crise sanitaire. S'il n'a pas failli sur la forme dans sa mission « évangélique » en portant la ‘bonne parole’ avec aplomb et assurance sur toutes les voies médiatiques menant à des fausses routes sans issue, il s'est montré décevant sur le fond puisqu'il le touche aujourd'hui plus qu'il le domine. Oh bien sûr, la population s'est tétanisé ces derniers-mois et la crucifixion du messie arrangerait pas mal de monde en pensant nous libérer de tous les maux de la terre avec ce coupable idéal qui dit beaucoup et fait peu. Seulement voilà, le Système ne prévoit pas une sortie de crise avec un changement radical de politique par un échec et mat sur l'échiquier actuel bien trop en marche pour s'arrêter en si ‘bon chemin’. Il va donc falloir patienter jusqu'en 2022 pour envisager un virage politique plus propice pour le Capitanat du bateau France à condition que d'ici là le conditionnement que nous subissons par vents et marées ne l'emporte sur la vindicte populaire. Mais faisons fi de toute pensée politique qui pourrait m'éloigner de vous mes chers lecteurs et soyons à l'unisson en combattant notre ennemi sanitaire commun par le pouvoir des mots et des images sur nos maux. Il est temps pour moi de vous livrer ma révélation en toutes choses et en toutes formes comme la seule manière d'affronter les tempêtes et de se libérer de ses émotions primaires qui altèrent le bon sens et assombrissent nos idées. Je l'avoue en toute humilité et sans gêne populiste, je m'adonne très régulièrement à un nettoyage complet du cerveau…

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